Carnet de bord 2
Module 1 :
Les concepts de base
techniques et technologies
Texte 1 : Alvin Toffler : LE MOTEUR TECHNOLOGIQUE
- Importance de la vitesse dans les communications
- Cycle d’innovation comprend 3 stades : l'idée nouvelle et réalisable, son application pratique et enfin sa propagation à travers la société.
- Vitesse de communication raccourci le délais entre chaque étape.
- Mise en œuvre des idées plus rapides aujourd’hui qu’avant.
- Le progrès technologique modifie le cadre intellectuel de l’homme.
Je trouve ce texte d’Alvin Toffler très intéressant. Il nous fait prendre conscience de l’importance de la vitesse dans les communications. Bien souvent, on nous parle de l’importance du média, mais ce texte est différent de par l’angle qu’il analyse les médias. Dans un contexte actuel où nous avons une multitude de médias et que nous voulons tous l’information le plus vite possible, je trouve le point soulevé par Toffler très intéressant et actuel car nous nous devons aujourd’hui de choisir les bons médias pour véhiculer nos messages le plus rapidement possible.
Son point de vue se tient car il est vrai que la société demande de plus en plus de vitesse entre le stade de réflexion et de propagation en ce qui concerne les nouvelles technologies. Je suis aussi en accord avec son affirmation voulant que le progrès technologique modifie le cadre intellectuel de l’homme car il est vrai que les nouvelles technologies nous apportent de nouvelles connaissance et qu’une fois celle-ci acquises, nous ne voyons plus les choses de la même manière car nous avons de nouveaux acquis.
Texte 2 : Alvin Toffler : LE MESSAGE ÉLABORÉ
- L'individu est soumis de jour en jour à un nombre plus important de stimuli porteurs d'images.
- Les signaux enregistrés sont de différents types. Non-codés = système sensoriel, codés = la signification se fonde sur une convention sociale.(langage)
- À partir de ces perceptions sensorielles, nous construisons d'une manière ou de l'autre, une image mentale.
- Plus les sociétés, en s'élargissant, ont gagné en complexité, plus elles ont multiplié les codes
- Avec la révolution industrielle, la nature des messages adressés couramment à un individu a fait l'objet d'une véritable métamorphose du fait de l'élaboration en profondeur que leur font subir les mass media.
- Si l'industrialisation correspond à une accélération des communications, le passage au super-industrialisme se caractérise, lui, par une diffusion plus rapide des messages codés.
Encore une fois, un texte très intéressant et très juste d’Alvin Toffler. Je suis d’accord avec lui lorsqu’il dit : «Avec la révolution industrielle, la nature des messages adressés couramment à un individu a fait l'objet d'une véritable métamorphose du fait de l'élaboration en profondeur que leur font subir les mass media.». En effet, suite à l’arrivée des mass media, des gens ont commencé à se spécialiser dans la création de messages riches en information. Nous n’avons qu’à penser aux journalistes et aux publicitaires qui ont vu leurs professions prendre de l’ampleur. Je trouve très important, et très réaliste, le lien que Toffler démontre entre l’industrialisation et la communication de masse.
Texte 3 : Éric Maigret : McLuhan et le déterminisme technologique
Le prophétisme du village global
- Marshall McLuhan attaque la problématique de la relation entre modes de communication et sociétés dans les années 60.
- «Le message, c'est le médium», Pour comprendre les médias (1964) de McLuhan.
- Idée centrale : le changement d'organisation sociale peut être décrit comme une conséquence de l'adoption d'une nouvelle technique.
- Les rapports sociaux sont liés de façon complexe aux forces productives, indirectement à la technique. Une théorie monocausale qui affirme que les moyens de communication structurent les sociétés non pour des motifs économiques mais sensoriels.
- McLuhan opère une distinction entre médium chaud et médium froid.
- Un médium froid (la parole, le manuscrit, la télévision), se définit par sa faible définition, au sens où une image ou un son contient peu d'information.
- Un médium chaud (le cinéma, la radio ou le livre), se définit au contraire par sa richesse, par sa forte définition, qui ne laisse que peu de place à la participation de l'utilisateur
- McLuhan fait une division de l'histoire en trois périodes. L'âge tribal se caractérise par l'utilisation de l'oral et par l'immersion dans un monde circulaire où la participation est intense. L'âge de l'imprimé est celui de la rupture avec la dépendance instaurée par la parole, il conduit à la linéarité, à l'introspection et à l'individualisme. L'âge électronique, dans lequel nous entrons, est un retour partiel à une certaine facilité orale, au tribalisme, imposé par l'audiovisuel.
- Éric Maigret n’est pas d’accord avec McLuhan, il dit que celui-ci raisonne essentiellement par exemples historiques. Selon Maigret, l'histoire donne des exemples de tout et des preuves de rien.
- Il n'existe au fond que trois façons de concevoir les rapports entre technique et société; La première consiste à imbriquer entièrement les deux niveaux, à présenter le social comme le reflet de la technique, La seconde solution est celle de l'idéalisme ou du spiritualisme, du détachement absolu de l'esprit de la matière. La troisième solution, qui ouvre la voie d'une science sociale, consiste en la reconnaissance d'un degré d'indépendance ou plus précisément d'indifférence du monde humain à l'égard de la technique.
Je suis en accord avec Éric Maigret, c’est-à-dire que je ne crois pas à la théorie de McLuhan. À mon sens, la réflexion de McLuhan est très simpliste et philosophique mais ne tient pas la route dans la vie réelle. D’ailleurs, de nos jours, le déterminisme technologique est grandement critiqué.
Je crois tout d’abord que les technologies d'information ont un rôle important dans nos sociétés. Ceci dit, elles ne sont pas les seules à avoir un rôle d’importance. Il y a aussi la religion, l’économie, la politique et j’en passe.
Dire que les technologies d'information sont l’élément dominant de premier plan dans le développement de nos sociétés est erroné selon moi. Certes, il y a des exceptions, si nous prenons par exemple un régime de dictature propagandiste, il est vrai que les technologies d’information sont les assises de ce régime avec le pouvoir militaire. Je crois néanmoins que dans le cadre de nos sociétés occidentales, les technologies d’information sont au service de la société et qu’elles sont façonnées par celle-ci. Je crois que c’est la société qui choisie, adapte et utilise la technique selon le message à véhiculer et selon le contexte socioéconomique.
Comme le dit Éric Maigret : «Ce qui définit les médias ce n'est pas seulement le fait qu'ils soient des prolongements plus ou moins précis des sens humains mais qu'ils soient des extensions sociales des individus et des groupes qui les utilisent pour se réunir et s'opposer: on retrouve toutes les contradictions sociales dans un même média». Je suis tout à fait en accord avec cet énoncé car il est vrai qu’un média peut être utilisé à des fins différentes tout dépendant du contexte dans lequel il est utilisé et par le groupe social par lequel il est utilisé. Par exemple, il y a des jeunes qui regardent la télévision pour se divertir alors que d'autres le font pour se renseigner. Un individu peut utiliser Internet pour s’amuser et un autre pour s’éduquer.
Je crois que ce sont les groupes sociaux qui constituent et qui font changer la société. C'est ensuite la société qui influence les technologies de l’information et non le contraire. Je ne crois pas au déterminisme technologique.
Texte 4 : Olivier Burgelin : Communication de masse
- Le contenu des mass media ne serait pas déterminé unilatéralement par l’offre, mais serait le résultat d’une adaptation réciproque de l’offre et de la demande.
- Le contrôle des mass media est oligopolistique
- Consommation moyenne mass média = 2 heures par jour
- Relation complexe entre le message et les autres éléments du processus de la communication.
- L’influence des mass media n’est normalement effective que lorsqu’elle est prise en relais par les réseaux de communication et d’influence personnelle
- two-step flow; flux à deux paliers de la communication, et, en particulier, de l’influence qui s’exercerait d’abord des mass media sur les leaders d’opinion, puis de ceux-ci vers ceux qu’ils influencent.
J’ai aimé ce texte d’Olivier Burgelin. Pour avoir suivi plusieurs cours en communication traitant de l’influence et des techniques d’influence des mass media sur le lecteur, je ne peux qu’être en accord avec les théories présentées dans ce texte.
Il est aussi vrai que le contrôle des mass média est oligopolistique. Nous n’avons qu’à regarder les propriétaires de journaux et de radios au Québec pour en avoir la preuve. Cette situation reflète très bien une réalité mondiale.
J’ai bien aimé la partie de son texte traitant de la relation complexe entre le message et les autres éléments du processus communicationnel. Il est vrai que plusieurs éléments influence ce processus, notamment la culture de l’auditeur. Combien de fois avons-nous vu des gens mal comprendre des messages à cause de leur bagage socioculturel? Nous n’avons qu’à aller en France pour comprendre que même si les deux nous parlons français, on ne se comprend pas toujours!
Texte 5 : Louis-Claude Paquin : Comprendre les médias interactifs
- «le média c'est le message» = Le canal lui-même et les intérêts financiers seraient plus importants que le contenu qui, lui, serait insignifiant.
- Les médias véhiculent des spectacles selon Paquin.
- Les «médias» ne sont plus vus comme des «extensions de l'homme », mais comme des «automates à spectacle »; le message disparaît et le spectacle prend sa place.
- 3 caractéristiques transforment l’ordinateur en média : la mémoire, les instructions de branchement conditionnel, les interfaces à manipulation directe.
Je comprends le point de vue de Louis-Claude Paquin lorsqu’il dit que : «Les «médias» ne sont plus vus comme des «extensions de l'homme», mais comme des «automates à spectacle »; le message disparaît et le spectacle prend sa place. ». Ceci dit, je ne suis pas tout à fait d’accord avec lui. Il est vrai que bien souvent les médias vont diffuser un spectacle (star académie, loft story, occupation double), mais cela n’est pas vrai tout le temps. On croirait, à le lire, que les médias n’offrent que des faits divers destinés à divertir les gens. Je ne suis pas d’accord car il y a aussi du contenu informatif et éducatif de qualité qui est diffusé par les médias. Je ne qualifierais pas ces contenus de «spectacle » car ils ne sont pas sensationnels du tout.
Module 2 :
Moyens de communication
et transports
Texte 1 : Philippe Breton : Le transport des messages
- Le transport des messages se distingue de leur mise en forme. Le transport s'effectue grâce aux moyens de communication
- La mise en forme renvoie aux genres de la communication (l'expressif, l'argumentatif, le descriptif)
- Les cinq grands moyens de communication : Le geste, L'oral (- 100 000), l’image (30 000 -50 000), l’écrit ( - 6000), musique
- Importance de : l’imprimerie, la radio, la télévision, le téléphone, télégraphe, Internet
Ce texte est très historique. Je ne peux qu’être en accord avec. L’auteur couvre très bien l’histoire du Geste, de l’oral, de l’image et de l’écrit. Ensuite, il fait un retour dans l’histoire sur l’imprimerie, la radio, la télévision, le téléphone, télégraphe et Internet.
Texte 2 : McLuhan : L'IMPRIMÉ, L'architecte du nationalisme
- La typographie, en effet, a mis fin, socialement et psychologiquement, dans l'espace et dans le temps, au régionalisme et au tribalisme.
- Le livre imprimé créa un troisième monde, le monde moderne.
- L’écriture a sortie l’individu de l’isolement, elle a donné de la puissance aux individus qui se regroupent.
- L’écriture à entraîné de grands mouvements sociaux.
- Le livre fut la première machine à enseigner; il fut aussi le premier article produit en série.
- Effets de la typographie : la montée du nationalisme, l'unification politique de populations entières.
D’habitude, je ne suis pas un grand amateur de McLuhan. Je trouve que ces textes sont durs à lire car ils sont trop philosophiques et ce qu’il dit ne se tient pas toujours.
Ceci dit, je suis d’accord avec McLuhan sur le fait que l’imprimé a beaucoup contribué au nationalisme. Je ne suis cependant pas d’accord pour dire que c’est le seul facteur ayant mené à cela car plusieurs facteurs sociaux et économiques ont aussi contribués au nationalisme.
D’ailleurs, partant de sa théorie, si l’imprimé avait été le seul facteur ayant contribué au nationalisme, tous les peuples utilisant l’imprimé seraient nationalistes au même niveau car McLuhan ne considère pas les autres facteurs culturels, économiques et sociaux comme source de changement.
Je trouve que sa théorie ne tient pas la route. Nous n’avons qu’à regarder nos voisins du sud pour constater qu’ils sont beaucoup plus nationalistes que nous. Je crois que lorsqu’on parle d’un sentiment d’appartenance comme le nationalisme, plusieurs facteurs d’ordre économiques, sociaux, culturels et religieux vont faire en sorte qu’il se développe chez les individus et dans la population. Il n’est pas raisonnable et fondé de donner tout le crédit à un média pour cela. Il est vrai que l’imprimé a sortie beaucoup de gens de l’isolement et qu’il leur a ouvert les yeux sur bien des réalités, ceci dit, il est faux de prétendre que l’imprimé est l’architecte du nationalisme, ce n’est qu’un média qui a su véhiculer un sentiment collectif qui est né dans l’homme et non pas dans le média.
Texte 3 : Gilles Willett : A L'AUBE DE LA TÉLÉCOMMUNICATION ÉLECTRIQUE
- La nécessité de télécommuniquer semble répondre depuis toujours aux besoins inhérents aux guerres territoriales, à la compétition et à la concurrence issues des rivalités politiques, idéologiques, économiques et même religieux.
- l'homme semble avoir été constamment motivé par la recherche de moyens pour abolir les distances.
- Télécommuniquer, c'est plus qu'une tâche. C'est une attitude et un comportement qui sous-tendent des moyens et des valeurs.
- La première machine à télécommuniquer : le télégraphe optique. Ensuite TÉLEX et TSF.
- La vitesse de circulation de l'information et des savoirs s'accélère.
Ce texte est très historique. Il relate l’histoire des médias de la course à pied jusqu’au télégraphe optique. Je ne peux qu’être en accord avec ces faits historiques.