Module 14

Publié le par Mathieu V

Texte 1: L’EMPRISE DES ÉCRANS

Ces quatre dernières décennies, la télévision a eu le monopole de la production de sens, de la norme sociale et de l’imaginaire collectif. Le déferlement technologique actuel et la multiplication des écrans affaiblissent son pouvoir et l’obligent à évoluer, mais ils renforcent considérablement l’emprise médiatique sur nos vies.

Depuis une décennie, les écrans ont envahi les espaces publics: aéroports, gares, bureaux de poste, vitrines, boutiques, transports, salles et files d’attente. Le temps de la contemplation du monde, de l’observation des autres, de la réflexion et de l’introspection disparaît.

En janvier 2006, l’institut Médiamétrie a demandé à son panel d’adolescents quels étaient les moyens qu’ils préféraient pour communiquer entre amis, ceux-ci placent MSN devant la rencontre directe.

quand on regarde la télé ou un ordinateur, on constate une baisse d’activité cérébrale. L’appareil lui-même nous met dans un état réceptif passif.

L’usage grandissant des écrans favorise la communication à distance et le recours systématique aux médias privilégie la communication indirecte. l:échange direct, de visu, et la véritable rencontre se raréfient. Nous vivons de moins en moins dans le monde et de plus en plus dans ses représentations

Dans le processus marquant l’avènement d’une société individualiste, la télévision a joué un rôle moteur. Elle a perturbé les modes d’existence des individus et participé au repli sur la sphère familiale.

 

Ce texte critique vivement l’emprise qu’ont les écrans sur nous. Pour appuyer son point, l’auteur utilise plusieurs données scientifiques issues d’études sérieuses. Je suis en accord avec lui sur le fait que la télévision renforce l’individualisme dans notre société. Je suis aussi d’accord avec lui sur le fait que nous y accordons trop d’importance. J’ai trouvé très intéressant les passages où il citait les effets prouvés scientifiquement de la télévision sur le cerveau. J’aurais cependant aimé qu’il aborde aussi les points positifs que peuvent apportés la télévision au lieu de tout nous dire le négatif. Une sorte de bilan de cette technologie à travers le temps aurait été pertinent. D’un point de vue académique, je trouve que ce texte de 12 000 mots est beaucoup trop long pour le message à véhiculer. Après 1500 mots nous avions parfaitement compris sont point de vue ce qui en fait un texte redondant.

 

Texte 2 : La « fracture numérique »

La problématique des inégalités entre nations en matière d’information et de communication date des années 1970.

De façon générale, les études dans lesquelles il est question de fracture numérique mettent avant tout l’accent sur les inégalités économiques et insistent sur l’accès aux équipements.

La question de la fracture numérique n’est donc abordée que d’un seul point de vue ou presque: l’existence de deux catégories de personnes, les branchées et les autres. Ce genre d’analyse fait largement, voire complètement, l’impasse sur les modalités de l’accès.

La fracture numérique d’ordre plutôt quantitatif, basée sur les notions d’accès et d’équipement, est plus facilement identifiable que les fractures numériques d’ordre qualitatif qui renvoient à la notion d’appropriation.

Texte très théorique et descriptif sur la fracture numérique.

 

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